Saisie à la une

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CET ETE

Le musée expose une saisie originale : des kap-kap en provenance des îles Salomon découverts à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry.

Le kap-kap est un objet originaire des îles Salomon, deux archipels situés au nord-est de l’Australie et faisant partie d’un plus grand ensemble d’îles nommé Mélanésie.

Il est constitué d’une écaille de tortue de mer finement ajourée disposée sur un disque de bénitier fossile (Tricdana gigas). Utilisé comme ornement frontal par les chefs et les guerriers, il montre l’importance sociale de son porteur. En effet, le bénitier fossile est un matériau rare, très précieux ; il s’altère peu et se transmet aisément aux générations suivantes. Cette parure sert également, comme tout objet de valeur en Océanie, de monnaie mais aussi d’offrandes permettant de favoriser la réussite d’une récolte, d’une pêche ou d’une confrontation.

Les motifs peuvent occuper tout ou partie du disque de bénitier ; ils représentent le Soleil, des oiseaux ou des figures anthropomorphes mais ne sont jamais identiques.

Ces kap-kap en provenance des îles Salomon ont été saisis par la brigade des douanes à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Le commerce des écailles de tortue de mer est prohibé ou réglementé par la Convention de Washington en fonction de l’espèce concernée. Ces kap-kap sont ornés d’écailles de tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) et l’un d’eux de tortue verte (Chelonia mydas), deux espèces inscrites à l’annexe I de la Convention de Washington. Le bénitier fossile est quant à lui inscrit à l’annexe II.