Un capitaine à l'honneur

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Jusqu'au 5 janvier 2020

Une oeuvre du Musée de Pont-Aven en lien avec les douanes.

Au MND, nous vous invitons à découvrir le Capitaine Jacob à travers un portrait peint à la fin du XIXe siècle, issu des collections de Pont-Aven, pendant le prêt de notre oeuvre de Moret.

"Portrait du Capitaine Jacob (Yves-Marie)", anonyme, fin XIXe siècle

©Musée de Pont-Aven

Il s’agit d'une huile sur toile représentant le portrait d’un capitaine des douanes, Yves-Marie JACOB.

Né le 1er juillet 1851 à Plestin-les-Grèves dans les Côtes d’Armor d’un père patron des douanes, Yves-Marie intègre l’Administration des douanes en 1872 en tant que préposé dans la Direction des douanes de Brest. Après avoir gravi quelques échelons, il acquiert le grade de lieutenant en Guadeloupe en 1879. A son retour en 1885, il passe par Saint Brieuc puis est nommé capitaine des douanes de Pont-Aven en 1887. Il est alors chargé de surveiller la contrebande du sel entre Pont-Aven et Quimperlé. À cette époque, il se lie d’amitié avec les artistes présents, notamment Paul Gauguin et Paul Sérusier. En effet, le capitaine les emmène souvent avec lui lors de ses inspections le long des côtes vers Port-Manec’h et Le Pouldu. Il est confirmé dans ses fonctions en 1890 qu’il assume jusqu’à sa mise à la retraite en 1895. Il continue à résider à Pont-Aven et est élu conseiller municipal. En 1900, il devient suppléant du Juge de Paix de Plestin-les-Grèves. Enfin, par décret du 9 juin 1903, il est nommé Juge de Paix du canton de Tréguier, poste qu’il occupe jusqu’à son décès en 1908.


Deux témoignages donnent de lui une image haute en couleurs et une place de choix dans le « microcosme » de Pont-Aven dès son arrivée en 1887. Il s’agit du portrait peint par son ami Gauguin en 1888 le représentant de trois quarts, mais de dos, en tenue de bain. La toile reflète bien l’épaisseur du personnage, grand amateur de bonne chère et de boissons variées. C’est d’ailleurs ce penchant qui fut à l’origine de l’amitié qui se noue entre Gauguin et lui.
L’histoire du capitaine Jacob a été décrite dans un mémoire a posteriori par Joseph, son frère cadet. Déposé chez un notaire de Quimperlé, ce mémoire n’a pas encore été publié.

 

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"Bord de mer à Larmor-Plage", Henry Moret, 1891

Fasciné par la beauté des paysages bretons, Henry Moret dépeint dans cette oeuvre le littoral morbihannais.

La scène est habitée de la présence de deux douaniers. Aisément reconnaissables à leur uniforme orné de la bande rouge garance, ils sont assis à flanc de colline et scrutent l'horizon. L'impression de calme et de tranquillité domine, accentuée par la touche légère du pinceau, l'attitude détendue des agents et la prééminence apaisante du bleu et du jaune pâle. C'est une oeuvre caractéristique de la symbiose qu'Henry Moret opère entre l'impressionnisme et le synthétisme.

L’exposition proposée par le musée de Pont-Aven dévoile des séries thématiques composées d’oeuvres significatives de ces artistes pour lesquels la Bretagne fut une grande source de captation et de possession de la lumière. Parmi eux, Henry Moret (1856-1913), Maxime Maufra (1861-1918), Gustave Loiseau (1865-1935), Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864-1930).
Influencé par Camille Pissarro (1830-1903), le peintre autodidacte Paul Gauguin (1848-1903) crée ses premières oeuvres dans le style impressionniste. Animées de touches vibrantes de couleurs, elles traduisent les perceptions de la lumière en plein air.

Prêt pour l'exposition "L'impressionnisme d'après Pont-Aven", Musée de Pont-Aven, 29 juin 2019 - 5 janvier 2020.

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