Les années 2000

Missions de la douane : Garantie des métaux - Plaque d’insculpation 1838

Cette plaque d’insculpation (de insculper : « action d'imprimer la gravure d'un poinçon sur un objet de métal ») est un instrument de contrôle des poinçons officiels d’orfèvrerie et d’horlogerie, qui garantissent le titre des ouvrages d’or ou d’argent et le paiement des droits de garantie par le fabricant. Pour lutter contre la fraude et la contrefaçon, une législation est instaurée dès 1260 et l’obligation d’apposer la marque de la communauté est décidée 1275 à Paris et en 1318 en province. La Loi du 19 brumaire an VI (9 novembre 1797) met en place une nouvelle législation, pour l’essentiel toujours en vigueur aujourd’hui. Elle crée trois titres d’or et deux d’argent et rétablit l’utilisation de poinçons officiels dont le poinçon du fabricant, dit « de maître », conçu par l’artisan, le poinçon de titre et le poinçon du bureau de garantie, fabriqués par la Monnaie de Paris. En 1994, une réforme instaure la création de nouveaux poinçons, de nouvelles méthodes de vérification ainsi que le remplacement du droit de garantie par un droit spécifique sur les ouvrages en métaux précieux.

Lutte contre les stupéfiants Echantillon de chanvre 20e siècle

Le chanvre, Cannabis sativa L., est une plante herbacée foisonnante et annuelle de la famille des cannabacées. C’est une des premières plantes domestiquées par l’homme dès le néolithique en Asie notamment pour sa fibre textile, sa culture s’est ensuite diffusée dans le monde entier. Mais c’est pour ses propriétés psychotropes que le cannabis est connu et réprimé. La détention, le commerce, la promotion et la consommation de cannabis ont été interdits dans la majorité des pays du monde au cours du 20e siècle. En France, la première loi contre l’usage et le trafic des stupéfiants date de 1970. En 2008, les douanes ont saisi plus de 56 tonnes de cannabis (résine et herbe).

Moule d’eau douce nacrée Dipsis plicata - 20e siècle

Ce spécimen a été saisi avec 25 autres coquillages au titre de la convention CITES dite « de Washington » de protection des espèces menacées. La nacre est formée par des couches de substances différentes dont la superposition provoque une interférence des radiations lumineuses, ce qui lui donne son aspect irisé.

Plaque d’identité de douanier-19e siècle

Sur cette plaque d’identité figurent plusieurs inscriptions, à l’avers « Castaing Barthélémy, 88e Régiment d’Infanterie, 1715 » et au revers : « Bordeaux 1879-319 ». Elle est percée pour laisser passer une cordelette de tissu brun. Sur les registres du personnel conservés au musée, de nombreux états de service montrent que l’occupation la plus courante avant l’emploi de douanier était celle de soldat. Cette plaque d’identité est une plaque d’identité militaire. Il fut décidé en 1831 que la douane active serait appelée à concourir à la défense du pays. En 1870, les brigades en poste le long des frontières sont appelées à échanger les premiers coups de feu avec l’ennemi. Au cours des deux guerres mondiales, les douaniers participent activement à la défense de leur pays.

Plaque de « grosse bigorne »-1823

Utilisée dans le cadre de la garantie des métaux, la bigorne apparaît le 22 octobre 1817. Cette petite enclume en acier, appelée aussi poinçon de « contremarque » tire son nom du latin bicornis (à deux cornes). Elle est destinée à faire contrecoup lors de la frappe du poinçon sur les objets. Elle permet de vérifier et d’attester la légalité des ouvrages déjà insculpés et de rendre les poinçons infalsifiables. A l’instar des autres poinçons officiels, les bigornes étaient fabriquées par la Monnaie de Paris, puis envoyées dans les bureaux de la garantie où elles étaient insculpées sur des plaques de cuivre argentées telles que celle-ci. Les bigornes tombent progressivement en désuétude à la fin du 20e siècle, pour être officiellement abandonnées en 1984. 

« Garde forestier et douanier »-20e siècle

Ce carton publicitaire était distribué par la Manufacture de Chicorée extra Henri Facq localisée à Valenciennes, et date vraisemblablement du tournant du 19e au 20e siècle. Sorte d’image d’Épinal publicitaire, les sujets sont traités de manière traditionnelle, et un peu caricaturale, contribuant ainsi à diffuser l’imagerie populaire du douanier à la frontière. Plus qu’une simple publicité, le carton publicitaire permet de donner la sensation au public de posséder un objet, en l’occurrence, ici, une jolie carte colorée ressemblant aux récompenses de l’enfance.

« Jeu du contrebandier et du douanier » 20e siècle

Ce jeu publicitaire était distribué par la marque de margarine Ruban bleu. Les pions du jeu sont à découper dans la partie supérieure de la carte et la règle du jeu est inscrite au verso : « Le jeu se joue à deux. Le contrebandier (pion noir) et le douanier (pions blancs) se placent sur les points des frontières aux extrémités opposées du jeu, ils jouent chacun leur tour. Le contrebandier commence, il avance (ou recule) à chaque coup son pion d’un point à un autre. Le douanier, quant à lui, déplace à chaque coup un seul pion, toujours en avançant. Le jeu consiste pour le contrebandier à ne pas être fait prisonnier et à atteindre la frontière opposée». L’objet publicitaire ancien est souvent aujourd’hui un objet de collection.

Carte d’identité n° 557 « Jean Reynaud »-Début 20e siècle

La loi du 1er juillet 1901 qui, complétée et modifiée, régit aujourd’hui encore les associations sans but lucratif, se trouve à l’origine du syndicalisme des fonctionnaires. La carte d’identité présentée montre l’appartenance de Jean Raphaël Reynaud (1872 Le Verdon – 1959 Le Verdon) à l’Union générale des Agents du service actif et comprend sa photographie ainsi que sa signature, celle du Président, du Trésorier et du Secrétaire de l’Union et le tampon de cette dernière.

Cuillères en ivoire et patine artificielle-20e siècle

Reprises à l’annexe I de la Convention CITES protégeant les espèces menacées, ces cuillères font partie d’une saisie de 59 objets divers réalisée par les services douaniers de Rouen grâce au contrôle d’un chargement d’« artisanat africain » en provenance de Ouagadougou (Burkina Faso). C’est en 1973 que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) est signée à Washington par 39 états. Elle sera ratifiée par la France le 11 mai 1978. En 2008, 173 pays ont ratifié la convention qui concerne environ 34.000 espèces animales et végétales.