Le portrait

Dès l’Antiquité, les artistes réalisent des portraits par le biais de la sculpture et dans une moindre mesure de la peinture où ce genre apparaît véritablement au 14e siècle en Italie : les commanditaires sont représentés, avec de plus en plus de réalisme, parmi les personnages des scènes religieuses.

Au 15e siècle, le portrait officiel se développe et devient un genre à part entière dans toute l’Europe, porté par les grands artistes d’Italie et de Flandres (Andrea Mantegna ou Jan van Eyck, par exemple). Il est tout d’abord réservé aux monarques, qui l’utilisent pour promouvoir leur prestige ou pour présenter leur famille ou les héritiers à marier. Les titres de « Peintre du Roi » ou « Peintre de cour » sont très prisés. Dépassant la simple figuration, les artistes cherchent à représenter l’âme et les émotions de leur modèle, dans l’esprit de Léonard de Vinci : « Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans l’esprit, - sinon ton art ne méritera point la louange. »

Au 16e siècle, l’engouement pour le portrait est tel qu’il devient un art de cour. Si certains peintres se spécialisent dans le portrait, beaucoup s’y adonnent en même temps qu’aux genres les plus nobles ; en 1668, André Félibien, théoricien et historien de l’art, place en effet le portrait juste après la peinture d’histoire (scènes historiques, mythologiques ou allégoriques) dans la hiérarchie de l’Académie royale des Beaux-arts. L'Italie et Venise donnent les codes communs pour le portrait en Europe, formidablement représenté par Titien : le sujet est représenté à mi-corps, le visage de trois-quarts, dans un subtil équilibre entre réalité physique et rendu de la psychologie individuelle, devant un fond aux contours flous.

Au siècle suivant, le genre se répand parmi les plus riches bourgeois tandis que les portraits commandés par la noblesse se doivent d’être plus vivants et de mettre en valeur les qualités du modèle. Pierre Paul Rubens, peintre flamand, polyglotte, diplomate et grand admirateur de Titien, peint de nombreux portraits pour les cours française, espagnole, néerlandaise et italiennes.

Le portrait du 18e siècle gagne en sensibilité avec une prédilection pour les représentations d’enfant ou de familles. Il connaît une importante production par les peintres français. Les artistes choisissent leur sujet dans différentes couches sociales et le portrait bourgeois connaît son apogée au début du 19e siècle. Les formats des portraits sont de plus en plus imposants et leur succès assurent aux peintres un confort financier et une notoriété lorsqu’ils délaissent les circuits traditionnels de reconnaissance que sont les Salons et les concours. Les notables font réaliser leur portrait afin de laisser une trace de leur réussite. Ils posent avec leurs décorations, leur uniforme ou tout autre signe extérieur de leur position sociale ou de leur richesse mais toujours avec naturel et distinction. Les portraits officiels gagnent également en naturel. Artiste néoclassique par excellence, Jacques-Louis David, révolutionnaire exilé par la Restauration, peint des aristocrates en privilégiant le réalisme du personnage, le détail, plutôt que la mise en scène et la symbolique d’une haute position sociale.

L’arrivée de la photographie vers 1850 bouleverse le peinture figurative : elle permet un portrait fidèle et réaliste. Si beaucoup d’artistes continuent à honorer les commandes de portraits qui émanent à présent du milieu aristocratique comme du milieu populaire, certains délaissent peu à peu le genre. Les nouveaux courants picturaux s’intéressent moins à l’aspect figuratif et le portrait devient le prétexte pour représenter la vision du peintre face à son sujet et rendre les émotions et les impressions ; il devient plus intimiste, gagne en luminosité et en richesse des teintes, loin des portraits bourgeois dont le fond sombre met le sujet en valeur.

Le souci de ressemblance dans le portrait peint disparaît complètement au début du 20e siècle et le portrait réaliste devient l’apanage de la photographie. Le mouvement hyperréaliste de la seconde moitié du 20e siècle contribue à un retour d’intérêt vers le portrait en peinture.

Saint Matthieu-17e siècle

Saint Matthieu.

Anonyme, Ecole de Ribera.

Huile sur toile.

17e siècle.

N° d'inventaire : 983.35.1.

Dépôt du Musée du Louvre de 1983.

Joseph Turmel-1830

Joseph Turmel.

Anonyme, Ecole française

Huile sur toile.

Circa 1830.

N° d'inventaire : 983.44.1.

Acquis par achat auprès de la famille Turmel en 1983.

Prosper Vignet ROSSI-1860

Prosper Vignet ROSSI.

Huile sur toile.

Circa 1860.

N° d'inventaire : 980.5.1.

Acquis par versement en 1980.

Restauré en 1984.

Portrait du Capitaine Saint-Jours-1896

Portrait du Capitaine Saint-Jours.

P.G. Saint-Laurent.

Huile sur toile.

1896.

N° d'inventaires : 995.98.1 et 995.99.1.

Acquis par don en 1995.

Portrait de Madame Saint-Jours-1896

Portrait de Madame Saint-Jours.

P.G. Saint-Laurent.

Huile sur toile.

1896.

N° d'inventaires : 995.98.1 et 995.99.1.

Acquis par don en 1995.

Le contrebandier-1909

Le contrebandier.

Régis DEYGAS (Lyon 1876 – 1943).

Huile sur bois.

1909.

N° d'inventaire : 2007.11.2.

Acquis par achat en en vente aux enchères en 2007.

Restauration du cadre en 2009.

Halte de contrebandiers-19e siècle

Halte de contrebandiers.

Anonyme, École espagnole.

Huile sur toile.

19e siècle.

N° d'inventaire : 991.11.1.

Acquis par achat en vente aux enchères en 1990.

Restauré en 1992 et 2013.

Le contrebandier-19e siècle

Le contrebandier.

Julien BOILLY (Paris 1796 – Paris 1874).

Huile sur toile.

Première moitié du 19e siècle.

N° d'inventaire : 995.84.1.

Acquis par achat en ventes aux enchères en 1995.

Restauré en 1995.

Le repos du douanier-20e siècle

Le repos du douanier.

Régis DEYGAS (Lyon 1876 – 1943).

Huile sur bois.

20e siècle .

N° d'inventaire : 2007.11.1.

Acquis par achat en vente aux enchères en 2007.

Cadre restauré en 2009.