En 1950, les contrôles sont quasi systématiques et immédiats. Avec le développement du commerce international, le nombre de transactions croît fortement : le nombre d'articles déclarés en douane passe ainsi de sept millions en 1960 à douze millions en 1970 et presque dix-huit millions en 1980. Les procédures douanières doivent se multiplier pour s'adapter à la variété des échanges et les faciliter.
Devant la masse du trafic, les contrôles deviennent sélectifs, différés ou se prolongent par voie d'enquête, entrainant la perte d'importance du "vérif". LA VIE DE LA DOUANE en 1968 va jusqu'à titrer un article "La mort du vérif" ! Les phases de dédouanement et de contrôle se scindent. La douane prend mieux en compte les contraintes que les formalités font peser sur les usagers, car leurs rapports autrefois ponctuels deviennent réguliers et continus.
L'équipement et l'implantation des services, l'évolution rapide et la complexité permanente des réglementations à appliquer, la transformation sans précédent des méthodes et des mentalités sont autant de problèmes qu'il faut résoudre. La douane va montrer sa capacité d'adaptation et agir à plusieurs niveaux : réforme de la documentation et des imprimés administratifs, mise en place de matériels modernes, développement des bureaux intérieurs,...